Voici une brève description de quelques oiseaux les plus patrimoniaux de la Piège.
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Aigle botté (Aquila pennata)
L'aigle botté est un rapace présent sur la Piège de mars à mi-octobre. C'est le plus petit représentant de la famille des aigles. En vol, on le reconnait facilement au contraste blanc et noir du dessous des ailes. Il niche dans un milieu boisé, et chasse oiseaux, petits mammifères et reptiles dans des milieux ouverts.
En France, l'Aigle botté est une espèce assez rare et localisé. Ainsi, la Piège a une responsabilité forte dans la conservation de l'espèce. Il est menacé notamment par la modification des habitats qu'il utilise, avec la perte de territoires de chasse avec la fermeture des milieux ouverts naturels et la perte de sites de nidification par une gestion forestière intensive.
Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus)
Le Circaète Jean-le-Blanc est un rapace de grande taille, remarquables par sa grosse tête et ses grands yeux jaunes. Sa tête et sa gorge sont bruns sombres, et le dessous du corps est blanc piqueté de brun. Il est présent dans la Piège entre mars et octobre. Il affectionne les paysages collinéens présentant une mosaïque de milieux ouverts et de secteurs boisés calmes, où il niche. En chasse, il survole particulièrement les zones de lisières à la recherche de proies. Il mange essentiellement des reptiles, serpents et lézards.
Les paysages vallonnés et variés de la Piège convient très bien à l'espèce, avec entre 10 et 15 couples nicheurs présents. Ainsi, la Piège a une responsabilité forte dans la conservation de l'espèce. L'espèce est menacée par une perte de territoires de chasse avec la fermeture des milieux, et des électrocutions ou collisions sur le réseau électrique.
Héron pourpré (Ardea purpurea)
Le Héron pourpré ressemble au Héron cendré par sa morphologie, mais sa tête et son cou sont orange-chamois, avec une bande noire descendant jusqu'à la poitrine, et ses ailes sont ardoisés. Il est présent dans la Piège entre mars et avril, où un couple niche de temps en temps aux abords du lac de la Ganguise. Il s'alimente de poissons, grenouilles et crustacés qu'il pêche à l'affut.
En France, il est surtout présent dans le sud-ouest, avec une dizaine de colonies. Ainsi, la Piège a une responsabilité forte dans la conservation de l'espèce. La destruction d'habitats de nidification, le le dérangement aux alentours des sites de reproduction, les collisions avec le réseau électrique et une diminution des disponibilités alimentaires sont les principales menaces qui pèse sur cette espèce.
Busard cendré (Circus pygargus)
Le Busard cendré est un rapace migrateur, présent dans la Piège entre avril et août pour se reproduire. Il est de taille moyenne, avec des longues ailes et une longue queue. Le mâle adulte se reconnait par sa couleur grise, avec le bout des ailes noir, un croupion blanc et un dessous plus clair et tacheté. La femelle est brun foncé sur le dessus, et brun jaunâtre striée sur le dessous. Le Busard cendré niche dans les parcelles de céréales (blé, orge), ou dans des landes fermés, et il chasse au sein de vastes milieux ouverts. Sur la Piège, cette complémentarité se trouve dans de nombreux secteurs. Ainsi, le Busard cendré semble présent un peu partout sur le site.
Suite à la régression de leurs habitats d’origine (landes, zones humides), il niche désormais principalement dans les cultures céréalières ou les prairies de fauche, à même le sol. Au cause du dérèglement climatique, la moisson a lieu de plus en plus tôt, parfois début juin. Les poussins sont trop jeunes et ne savent pas encore volet, ils sont donc happés par les engins agricoles. Afin d'éviter cela, la reproduction du Busard cendré est suivi sur la Piège chaque année dans le cadre de Natura 2000 depuis 2020. Il est menacé par la fermeture progressive des milieux pouvant lui servir de territoire de chasse, et par le risque de prédation des œufs et des jeunes par le sanglier.
Busard Saint-Martin (Circus cyaneus)
Le Busard Saint-Martin est un rapace présent toute l'année sur la Piège, même si une partie de la population française est migratrice. ll est de taille moyenne et ressemble beaucoup au Busard cendré. Le mâle se distingue par ses ailes un peu plus larges, et sa couleur blanche unie sur le ventre. Les femelles des deux espèces sont difficilement différenciable.
Il chasse des oiseaux et des micromammifères qu'il repère en volant en rase-motte. Il niche dans des landes denses à même le sol, mais également au sein de cultures, comme le Busard cendré. De la même manière, les jeunes risquent d'être détruits lors des moissons de plus en plus précoces. Sa reproduction fait donc l'objet d'un suivi chaque année, dans le cadre de Natura 2000, depuis 2019.
Ses menaces sont les mêmes que celles du Busard cendré, la perte de milieux de chasse par la fermeture des milieux, et la prédation des œufs et des jeunes par les sangliers.
Pour en savoir plus sur l'action de protection des nichées de busards gris de la Piège :
Légende des pictogrammes :





